Voici le résumé des 10 propositions que les travaux des ateliers du Congrès ont permis de dégager:

1 : L’avocat augmenté : Adaptation de nos règles déontologiques et de la formation universitaire pour nous permettre d’intégrer les intelligences artificielles dans nos pratiques – Réappropriation de nos données – Mutuellisation des moyens, en collaboration avec l’O.V.B.

2 : L’avocat spécialisé : La spécialisation des avocats doit être encouragée mais elle ne peut devenir un carcan les privant de l’accès à certaines juridictions.

3 : L’avocat éclaté : Le périmètre de la profession ne peut être élargi au préjudice de notre nécessaire indépendance (et du secret professionnel). Mais nous devons favoriser l’implication dans de nouvelles activités en utilisant nos valeurs comme atouts.

4 : L’avocat au féminin : Création d’un groupe de travail chargé de mettre en place une structure définissant mieux les difficultés que rencontrent les jeunes avocates, de les coacher/aider, notamment dans leurs maternités. Quota de femmes dans les institutions ordinales ?

5 : L’avocat d’État : Création, sous la forme d’un projet pilote, d’un corps d’avocats salariés, affectés exclusivement au service de l’aide juridique, dans le respect de leur indépendance fonctionnelle totale avec un financement décent.

6 : L’avocat salarié : Préservons la liberté des parties mais élaborons un règlement sur la collaboration ou, au moins, un modèle de contrat de collaboration, garantissant aux collaborateurs des droits et prérogatives minimales (préavis, maternité, formation, liberté de conscience).

7 : L’avocat dématérialisé : Modalisation de l’obligation de disposer d’un cabinet physique, tout en maintenant l’obligation de dignité et de confidentialité pour toute rencontre avec le client – Rédiger une charte de la dématérialisation – Organiser des formations à la maîtrise des technologies de la dématérialisation.

8 : L’avocat financé : Guidés par le respect de l’indépendance, du respect des règles relative à la prévention des conflits d’intérêt et du secret professionnel, élaborons un règlement qui verrouille l’immixtion de tiers dans le capital de nos cabinets (mais il reste discuté dans ses modalités – interdiction totale ou ouverture très étroite)

9 : L’avocat en entreprise : AVOCATS.BE doit adapter ses normes déontologiques et adopter des lignes directrices, en concertation avec l’O.V.B., pour définir un statut d’avocat détaché en entreprise, dans le respect de notre indépendance et du secret professionnel.

10 : L’avocat d’assurance : Dans l’immédiat : négocier avec les assureurs PJ des modifications des polices actuelles pour intégrer la reconnaissance du premier conseil par l’avocat et de l’intervention de l’avocat dès l’intervention d’un avocat adverse – Dans le futur, obtention du précontentieux en contrepartie d’un système de conventionnement, avec l’appui d’incitants fiscaux.